Combattre la très grande exclusion

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La très grande exclusion, qu’est-ce que c’est de plus que l’exclusion ou la grande exclusion ?

A priori, on ne sait pas. C’est toute la question, justement. Mais le superlatif « très » a l’avantage de souligner qu’il n’y a malheureusement pas de limite à l’exclusion, à la pauvreté.
Il y a ces personnes qui subissent une deuxième exclusion : celles qui encaissent les violences d’un système censé les protéger contre les violences qui ont justifié la demande de soutien, les demandeurs d’asile par exemple.
Au-delà des personnes prises en charge dans des organismes caritatifs, il y a celles qui sont pourtant dans le besoin mais qui ne demandent pas ou plus d’aide, qui y renoncent par sentiment de honte ou d’abandon, qui n’ont plus l’usage de la parole, qui s’auto-excluent de la société même quand cette dernière finit par leur tendre la main… Elles sont en dehors des « écrans radars » que forment les associations de solidarité, en dehors de notre champ de vision.
Il y a aussi notre propre regard qui met les personnes dans des cases, qui les hiérarchise en fonction de valeurs toutes personnelles. Qui est le plus vulnérable ? Qui est le plus fragile ? Qui est le plus coupable ? Ces critères se formalisent lorsqu’on aborde le terrain du traitement de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Et les mailles semblent se resserrer au fur et à mesure que les demandes d’aide se multiplient. Des mailles qui excluent ?

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