Une commission à faire vivre


Les journées nationales de la FEP sont une occasion d’apprendre, une occasion d’échanger, de faire des rencontres avec des personnes de points de vue, d’expériences et de positionnements différents. Une occasion aussi de retenir des points forts à réfléchir :

Anne Marie Cauzid

Nous sommes nombreux à être des migrants, 1ère, 2ème, 3ème génération par nos ascendants et nos enfants qui vont à l’étranger chercher un travail plus valorisant ; Les peurs dominent les esprits, elles sont partout : peur de l’étranger chez les habitants, peur de l’électorat chez les politiques dont les décisions injustes jouent sur l’absurde et cassent l’espoir ; L’illisibilité des dispositifs, différents selon les administrations qui les gèrent : réfugiés, réinstallés, arrivants, demandeurs d’asile, migrants … un système absurde ! Les oubliés : déboutés du droit d’asile, mineurs étrangers sans famille, déclarés majeurs. Ils n’ont ni droit à l’hébergement, ni droit au travail, ni droit à des aides financières.

Des impératifs pour la Fédération
De tous ces échanges se dégagent des thématiques à travailler : le droit au travail pour les étrangers, l’accueil et l’hospitalité inconditionnels, les responsabilités des pouvoirs publics en France face à la stigmatisation ambiante et celles de l’Union Européenne. Se dégagent aussi des impératifs incontournables pour la Fédération : déconstruire les préjugés, informer l’opinion publique, franchir un pas supplémentaire et entraîner, mobiliser ses adhérents et le monde protestant. Mobiliser est difficile dans un contexte de rejet ou d’indifférence. Pour cela, la FEP s’appuie sur la commission « Accueil de l’étranger », un outil au service des adhérents : dites-lui quels sont vos projets, contactez-la, ne rejetez pas ses sollicitations, faites lui part de vos attentes.

Anne-Marie Cauzid
Présidente de la Commission Accueil de l’étranger de la FEP
Comité régional FEP Rhône-Alpes-Auvergne-Bourgogne

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