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Violence et fraternité au menu des journées nationales

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Les journées nationales 2018 de la Fédération de l’Entraide Protestante se sont tenues au Palais de la Femme (Armée du Salut-Paris) du 6 au 8 février derniers. Une centaine de délégués, les représentants des associations et des fondations adhérentes à la Fep et des experts se sont penchés sur un thème contradictoire et néanmoins lié : violence et fraternité.

Vendredi – Des conférences pour appréhender la thématique de la violence
Le théologien Hervé Ott a mis en exergue les éléments essentiels à la compréhension de la violence : la réalité de la souffrance, l’importance de l’intention et la place de l’insécurité. Tandis que Thomas Sauvadet, docteur en sociologie, s’est attaché à faire le lien entre la diminution des espaces publics et l’importance des espaces privés qui ne permettent plus l’échange et donc l’évacuation des violences. Ces postulats posés, Brice Deymié, aumônier des prisons, a animé une table ronde avec les deux experts. Au final : des échanges riches. Les intervenants et le public ont ainsi pu identifier des éléments essentiels pouvant constituer des chemins de résolution, une « recette antiviolence » : la confiance envers les autorités, animée par la capacité et la liberté de critiques à leur endroit ; mais aussi la nécessaire réduction de la pression capitaliste qui accroît la violence dans ses rapports de compétition et de (sur)consommation ; ou encore, la baisse de la recherche incessante de productivité.
Pour clôturer cette première journée, une conférence publique d’un nouveau genre, mêlant théâtre, témoignages et poésie, a été mise en scène et rythmée autour de douze intervenants.

Samedi – Le Forum comme vecteur d’échanges
L’édition 2018 a remis au goût du jour le Forum ouvert. Les participants, qui pouvaient changer d’ateliers en cours de route, devaient réfléchir par petits groupes à la question « Violence et fraternité : et moi dans tout ça ? ». Quelques phrases fortes résonnent encore aux oreilles des participants. Préserver le vivre ensemble et prendre à bras-le-corps la guerre et le problème du mal. Militer, voilà une tâche urgente. Les coups sont inévitables mais leurs effets peuvent être amoindris. Je peux oser affirmer ma fragilité, exprimer mes forces et mes faiblesses…

 

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