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 | AGIR POUR CHANGER 17 novembre 2009
Ce dossier (Proteste, octobre 2009) met le coup de projecteur sur les actions que les associations de solidarité mettent en place pour aboutir à des changements dans les politiques sociales.
Le lobbying, le plaidoyer, la sensibilisation, la mobilisation citoyenne ou encore les relations médias sont autant d’outils dont elles disposent pour faire valoir leur rôle de corps politique intermédiaire, et dépasser ainsi le statut d’opérateur auquel les pouvoirs publics tentent actuellement de les confiner. Ces types d’action, qu’ils ciblent les pouvoirs publics ou l’opinion, visent à influencer la prise de décision, en amont de la mise en œuvre des politiques publiques.
Le dossier "Agir pour changer" propose une analyse comparée de différents modes d’intervention de la société civile en fonction de leur efficacité. L’efficacité est le rapport entre les objectifs fixés a priori et les résultats véritablement atteints : plus ils sont proches et plus l’action est considérée comme efficace. Sachant que l’évaluation des résultats de campagnes de communication ou de lobbying associatif n’est pas chose aisée car ils peuvent être difficilement quantifiés.
Ces entretiens passent au crible trois types d’action : la sensibilisation dite non-violente, le lobbying associatif et le coup d’éclat médiatique. D’autres auraient pu être abordés mais il nous a semblé que ces trois orientations sont assez représentatives des catégories de choix qui se présentent aux associations lorsqu’elles veulent agir pour changer.
Pour lire le dossier, cliquer sur le lien ci-dessous : www.fep.asso.fr/docs/docs_fep/Dossier119.pdf | |
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 | MINEURS ISOLES ETRANGERS : QUELLE PROTECTION ? 12 novembre 2009
Communiqué de presse
12 novembre 2009
Paris
A l’approche du vingtième anniversaire de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, le ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire va devoir tirer des conclusions des travaux du groupe qu'il a réuni sur la situation des "mineurs étrangers isolés", composé de représentants de différents ministères, d'institutions et d'associations.
Tout en reconnaissant l'intérêt des travaux menés par ce groupe – qui n’ont cependant pas permis d’aboutir à un diagnostic partagé –, nos associations regrettent que la nécessité de respecter en toutes circonstances les droits des mineurs ne soit pas retenue par l'administration.
Nos organisations, dont certaines ont été invitées à ce débat, avaient remis aux membres du groupe de travail des recommandations Pour une application du droit commun dans la prise en charge des mineurs isolés étrangers en quête d’asile et de protection (en pièce jointe) et tiennent à en réitérer certaines, telles que :
- l’exigence de prohibition de l’enfermement de tout mineur isolé, notamment en zone d’attente, incompatible avec la nécessité de sa protection ;
- la nécessité d’abandonner le recours à l’expertise médicale pour tenter de déterminer l’âge des personnes se présentant comme mineures ;
- le caractère impératif de la mise en oeuvre d’une protection renforcée des mineurs demandeurs d’asile ;
- la délivrance de plein droit d'un titre de séjour au jeune majeur ayant fait l'objet d'une mesure de protection ;
- le caractère indispensable d’une réelle application des mesures de protection de l’enfance, y compris du point de vue sanitaire ;
- la nécessaire prise en compte de tous les éléments de danger afin de mieux protéger les mineurs isolés étrangers ;
- la nécessité de mettre en place des mesures de protection spécifiques concernant les mineurs en situation de traite, sous la responsabilité du juge des enfants.
C’est donc avec la plus grande inquiétude, dans un contexte de suppression annoncée de l’institution de la Défenseure des enfants et d’incertitude quant au financement du dispositif de protection de l’enfance à Paris dit Versini, que nos organisations attendent l’officialisation des conclusions ministérielles sur le sujet.
A rebours des pratiques actuelles de l'administration, la protection des mineurs isolés doit primer sur la politique de gestion des flux migratoires.
Pour consulter le communiqué de presse en format PDF, cliquer sur le lieun suivant : www.fep.asso.fr/docs/docs_fep/CP_121109.pdf | |
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 | LOGEMENT DES PERSONNES SANS ABRIS ET MAL LOGEES 1 octobre 2009
Le baromètre du chantier national prioritaire n° 4 (septembre 2009)
Fin janvier 2008, après la mobilisation des associations pendant l’hiver et dans la continuité du rapport rendu par Etienne Pinte, le gouvernement a pris des engagements en faveur des sans abri et des mal logés.
Pour suivre et mesurer la mise en oeuvre de ces engagements gouvernementaux, que le premier ministre a désignés comme étant un "chantier national prioritaire", le collectif des associations unies, dont la FEP est membre, élabore un baromètre régulièrement.
Lors de la conférence de presse du 30 septembre, les Associations unies ont dénoncé :
- Au plan de la gouvernance : est-ce vraiment un "chantier national prioritaire" comme l'avait promis le Premier ministre ?
- Au plan de la prévention : trop peu de mesures prises pour prévenir de nouvelles catastrophes sociales
- Au plan de l'hébergement : toujours une gestion dans l'urgence et le court terme
- Au plan du logement : l’offre de logements ne permet pas de répondre aux besoins des personnes en situation d’exclusion et des ménages modestes.
LA DEUXIEME NUIT SOLIDAIRE DU COLLECTIF DES ASSOCIATIONS UNIES SE TIENDRA LE 27 NOVEMBRE 2009 À PARIS ET DANS LES RÉGIONS.
Pour télécharger le baromètre n°3, cliquer sur le lien ci-dessous.
Pour retrouver les baromètres n°1 (mai 2008), n°2 (septembre 2008), n°3 (mai 2009) et le tableau de bord des 100 mesures proposées par le collectif pour mettre en oeuvre le chantier national prioritaire pour le logement sur la période 2008-2012, aller dans la rubrique téléchargement (www.fep.asso.fr/telechargement.php). www.fep.asso.fr/docs/1254415982.PDF | |
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 | LA SPECIFICITE DES ENFANTS NON RECONNUE 23 septembre 2009
Communiqué du 23 septembre 2009
Non à la suppression du Défenseur des enfants
Alors que se prépare le 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la Fédération de l’Entraide Protestante (FEP) apprend avec grande inquiétude le projet de suppression de l’institution du Défenseur des enfants créée par la loi du 6 mars 2000 en tant qu’autorité indépendante chargée de défendre et de promouvoir les droits des enfants.
La FEP considère que la suppression du Défenseur des enfants sous la forme décidée par le Gouvernement marque un recul dans le respect des droits fondamentaux des enfants et va à l’encontre des préconisations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies qui, dans son rapport du 22 juin 2009, a demandé au Gouvernement de « continuer à renforcer le rôle du Défenseur des enfants ».
Sur la forme, la FEP exprime son total désaccord sur le fait qu’ait été décidé arbitrairement et sans concertation de dissoudre cette autorité indépendante. Sur le fond, elle considère que cette instance a un rôle indispensable pour la défense et la promotion des droits de l’enfant, dans le traitement des réclamations mais aussi dans la réflexion de société sur les grandes questions concernant les enfants.
Ces dernières années, la FEP a toujours trouvé une écoute attentive auprès de Madame Versini, Défenseure des enfants, qui a su l’associer, avec d’autres partenaires, à ses travaux et réflexions. La FEP s’est félicitée des recommandations de la Défenseure des enfants relatives au statut des tiers parentaux, aux mineurs isolés, aux tests ADN, à la justice des mineurs. Certaines de ses propositions pour des réformes législatives ou l’amélioration des politiques publiques ont d’ailleurs été reprises par le Gouvernement.
Les enfants doivent continuer de bénéficier d’une force d’interpellation spécifique pour faire appliquer la Convention internationale des droits de l’enfant que la France a ratifiée. La FEP demande donc le maintien de cette autorité indépendante dans le domaine de la protection de l’enfance.
Contact presse :
Lluis Caballé, 04 75 59 28 76 ou 06 82 92 44 14
Pour signer l'appel à soutien pour un Défenseur des enfants indépendant, cliquer sur le lien suivant : www.defenseurdesenfants.com/pourundefenseurdesenfantsindependant.php | |
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 | UNE BOITE A OUTILS POUR APPUYER LES ENTRAIDES 16 septembre 2009
Lors de l’assemblée générale de 2009, la FEP s’était engagée à apporter des appuis techniques aux Entraides et Diaconats locaux, notamment en créant une boite à outils. Nous avons le plaisir de vous annoncer que sa réalisation vient de s’achever.
Cette boite à outils donne les renseignements essentiels sur les questions qui touchent à la vie associative de nos associations d’entraide. Vous y trouverez des informations de base et un certain nombre de documents type que vous pourrez adapter selon vos besoins.
Ce document est disponible en cliquant sur le lien suivant : www.fep.asso.fr/ressources/boite_a_outils.htm | |
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 | L'ENTRAIDE INVITEE AU GRAND KIFF 3 septembre 2009
Du 18 au 22 juillet, plus de 1200 jeunes de 15 à 25 ans se sont retrouvés à Lyon pour participer au rassemblement jeunesse organisé par l’Eglise Réformée de France : Le Grand Kiff. Venus de toute la France et parfois même de plus loin, les participants se sont retrouvés dans une ambiance de fête riche en échanges et rencontres autour de cette conviction : Dieu aime le monde. A chaque jour son fil rouge ; après "Il te cherche" et "Vis ta vie", le troisième jour s’est ouvert sur cette ambition, "Le monde est à nous".
Ce dernier thème a été introduit par la pasteure Corinne Akli lors du culte d’ouverture de la journée, et par Pierre Micheletti, ancien président de Médecins du Monde, qui a témoigné de son engagement et a invité l’assistance à profiter de ce temps pour aller à la découverte d’engagements au service de l’autre ou de la planète.
L’après-midi a ensuite vu l’ouverture d’un Village de la Terre, tourné sur des questions éco-citoyennes et celle du Village des Solidarités, co-organisé par la Fédération de l’Entraide Protestante et le Défap, partenaires de l’événement.
A cette occasion, une vingtaine d’associations de l’entraide protestante étaient représentées par une cinquantaine d’intervenants qui ont expliqué aux jeunes leur métier et les enjeux qui se posent à leur secteur respectif : accompagnement des personnes handicapées, des chomeurs, des sans abris, des personnes âgées, des étrangers, etc.
Pendant trois heures et demie, des animations, des tables-rondes et des rencontres avec des salariés ou des bénévoles ont ainsi permis aux participants de découvrir, de questionner, voire même d’interpeller.
Le succès de ce genre d’action souligne le double enjeu qu’il y a aujourd’hui pour les associations d’entraide. L’enjeu d’une présence à avoir auprès des jeunes afin d’agir mais aussi de sensibiliser aux actions menées et aux convictions qui en sont la source. L’enjeu de travailler ensemble dans ces occasions pour répartir le poids de ce type d’intervention mais aussi pour montrer la diversité des acteurs, des projets et donc des besoins.
Nicolas Coiffier
Chargé de mission "Jeunesse et Entraide"
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 | PROCES DE RODEZ : LA SOLIDARITE CONFIRMEE DANS SES DROITS 24 juillet 2009
Communiqué commun
Paris, le 24 juillet 2009
Le tribunal correctionnel de Rodez, qui le jugeait le 17 juin dernier pour « aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irréguliers d'un étranger en France », a finalement relaxé Salimou Fofana du délit de solidarité.
Pour qu’il soit poursuivi, il faut bien que la loi le permette, contrairement à ce que prétend Monsieur Besson. Cette affaire donne donc doublement raison aux organisations qui militent pour la réforme de la loi.
Le parquet a le moyen de mener des procédures indignes, comme celle qui consiste à poursuivre un résident qui a hébergé un ami, ou conservé ses papiers. Il faut donc que la loi soit modifiée.
Mais cette procédure est tellement indigne que les juges ne sont pas allés, dans ce cas précis, jusqu’à la condamnation. La mobilisation contre le délit de solidarité porte donc ses fruits.
Nos organisations se réjouissent que le tribunal de Rodez ait considéré que la solidarité n'est pas un délit, et demandent la modification de la loi CESEDA.
Pour télécharger le communiqué en format PDF, cliquer sur le lien suivant : www.fep.asso.fr/docs/docs_fep/CP_240709.pdf | |
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 | SOUFFRANCE PSYCHIQUE ET EXCLUSION juillet 2009
Lors d’une conférence publique organisée dans le cadre des journées nationales de 2007 à Valence, le président de Médecins du Monde dénonçait une réalité sociale préoccupante : « alors que 1% de la population française est porteuse de pathologies psychiatriques, 20 à 30% des sans domicile fixe sont affectés selon nos enquêtes ».
Les troubles psychiques ont donc un rapport avec l’exclusion sociale. Mais dans quel sens ? Parce que malade mental, une personne pourra être mise au ban de la société. Parce que marginalisée, elle sera prédisposée à souffrir de troubles psychiques. Alors comment casser ce cercle vicieux ?
L’évolution de la prise en charge des malades psychiatriques en France oscille entre deux tendances : l’hospitalisation et un accompagnement transversal « désinstitutionnalisé ». Deux écueils sont alors à éviter pour que la souffrance psychique ne mène pas à l’exclusion sociale : l’enfermement et l’abandon.
Par ailleurs, l’exclusion sociale apparaît comme une cause importante de la souffrance psychique. Un accompagnement psychosocial des personnes en difficulté serait donc la clé pour réduire leur souffrance sociale, dont dépend leur santé psychique.
Le numéro de PROTESTe intitulé « Souffrance psychique et exclusion » (paru en juin dernier) fournit un éclairage sur les relations qu’entretiennent l’exclusion et les problèmes de santé mentale, et donne quelques exemples d’accompagnement psychosocial des personnes démunies atteintes de souffrance psychique.
Pour télécharger le dossier « Souffrance psychique et exclusion », cliquer sur le lien ci-dessous : www.fep.asso.fr/docs/docs_fep/Dossier118.pdf | |
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 | GENERATIONS ENTRAIDE : SENSIBILISER LES JEUNES A L'ACTION DIACONALE 14 mai 2009
La Fédération de l’Entraide Protestante (FEP) a décidé de se donner comme objectif la sensibilisation des jeunes à l’action diaconale, au service de l’autre. Dans ce cadre, un document de catéchèse et d’animation spirituelle autour de l’entraide a été réalisé.
Pour inciter, développer et accompagner les actions de catéchèses portant sur l’entraide, la FEP produit « Générations entraide », un document destiné à l’animation jeunesse : groupes de catéchumènes ou groupes de jeunes, unités scoutes, etc.
« Générations entraide » se compose d’un ensemble de 19 fiches proposant des animations en lien avec des textes bibliques, des ressources documentaires et vidéo, des chants, des témoignages et un exemple de culte intergénérationnel.
Ce document est disponible gratuitement sur simple demande auprès de Nicolas Coiffier (en version papier), chargé de projet Jeunesse et Entraide (jeunesse@fep.asso.fr ou 01 48 74 50 11), ou en cliquant sur le lien suivant : www.fep.asso.fr/jeunesse&entraide_KT.htm | |
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 | APPEL AUX CITOYENS : DEVENIR GRAIN DE SABLE DANS LA MACHINE A EXPULSER 16 avril 2009
L’enfermement et l’expulsion des étrangers ne peuvent se faire en notre nom !
C’est sous ce mot d’ordre qu’en octobre 2005 le Groupe Oecuménique "Pas en notre nom!" tirait la sonnette d’alarme en adressant l’appel « Pas en notre nom ! » aux citoyens et aux chrétiens de la région parisienne.
Aujourd’hui, le rejet de l’immigré est un engrenage qui touche absolument tous les aspects de la vie en société. Il produit des situations indignes au regard des droits fondamentaux.
Ainsi, l’appel à « Devenir grain de sable » compte sur tous, sur chaque citoyen dans son corps de métier, dans son Église, dans les mobilisations collectives de soutien aux étrangers, dans les associations, pour renverser les murailles de l’exclusion.
Et si je devenais grain de sable ?
- En diffusant l'appel autour de moi.
- En proposant une lecture dans les églises, en l’affichant et/ou en le déposant sur des tables de presse.
- En interpellant les corps de métier concernés (sans oublier copie à mon journal favori).
- En saisissant les élus et les candidats (sans oublier copie à mon journal favori).
- En organisant des lectures publiques.
- En participant à un cercle de silence.
- En soutenant les actions des associations.
- En collant un rond jaune "grain de sable" sur mon vêtement, en signe de reconnaissance.
Pour télécharger l'appel, cliquer sur le lien ci-dessous : www.fep.asso.fr/docs/1239970597.pdf | |
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 | CONTRE LE DELIT DE SOLIDARITE 31 mars 2009
Des milliers de citoyens étaient présents, ce mercredi 8 avril, aux abords des palais de justice de 95 villes en France, à l'appel d'un collectif d'associations dont Emmaus, La Cimade, le Secours Catholique, la FEP et la FNARS. L'occasion de rappeler le climat dans lequel agissent de nombreux militants et intervenants sociaux investis dans l'aide aux étrangers.
Entretien avec Olivier Brès, secrétaire général
Protestants.org — Quelles sont les raisons des manifestations du 8 avril prochain ?
Olivier Brès — Des bénévoles et des salariés d’associations sont inquiets : il y a eu des interpellations, des interventions policières dans ou autour de lieux d’accueil, où se trouvent des personnes sans papiers. Aussi nous voulons dire que nous continuerons à accueillir, aider, soutenir, les personnes sans papiers qui vivent des situations de détresse. On essaie d’assimiler l’aide humanitaire à un soutien aux passeurs alors que c’est au contraire une manière de desserrer l’étreinte des réseaux. On essaie d’intimider les aidants. Tout cela nous parait une atteinte à la solidarité que nous devons envers tous, sans distinction.
Quels objectifs poursuivez-vous ?
Montrer la détermination des aidants associatifs et des personnes qui s’engagent individuellement. Mais nous souhaitons aussi, avec nos partenaires, que la loi soit clarifiée. Les aidants ne sont pas des délinquants, ils ne doivent pas pouvoir être traités comme des délinquants, interpellés, gardés à vue, menacés dans leur exercice de la solidarité. Nous souhaitons aussi que les lieux d’accueil, d’aide alimentaire, de conseil juridique, de soins, soient préservés des interventions policières. En effet rendre ces lieux inquiétants pour les personnes sans papiers, c’est les empêcher de se soigner, de faire valoir leurs droits, ou simplement de survivre dans des conditions dignes.
Quel est le rôle de la FEP dans cet appel ?
La FEP se trouve à l’origine, avec Emmaüs, la Cimade et d’autres, de cet appel. Nous avions déjà perçu l’inquiétude des associations de notre réseau. Cela nous avait conduit à rédiger avec nos partenaires un « vademecum » à l’usage des bénévoles et salariés d’associations, pour les aider en cas d’interventions policières à avoir une attitude juste. Il est présent sur notre site. Nous avons d’ailleurs parlé de notre souci à Eric Besson, le ministre de l’Immigration, au cours d’un entretien récent, en commun avec la « pastorale des migrants » catholique.
Et les membres des Eglises, qu’en attendez-vous ?
Il nous semble que cette démarche va tout à fait dans le sens des déclarations des Eglises de ces dernières années. Et nous n’oublions pas que bien des Eglises accueillent en leur sein des personnes sans papiers. Nous savons aussi que de nombreux membres de paroisses locales, qui sont déjà engagés dans des cercles de silence, s’organisent pour rejoindre le mouvement. Cette initiative est pour nous un signe que la solidarité, en temps de crise, ne doit surtout pas faire de distinction. Tout être humain reste mon prochain.
Pour signer la pétition visant à supprimer le délit de solidarité, aller sur : www.delinquants-solidaires.org | |
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